Tendances

16 juil. 2025

Pourquoi les marques devront produire 10× plus de contenu d’ici 2026 et comment le faire sans exploser les budgets

En 2025, les marques ne communiquent plus ponctuellement : elles communiquent en continu, sur plusieurs plateformes, plusieurs formats, et auprès de plusieurs audiences simultanément. Les entreprises performantes l’ont compris : la vidéo n’est plus un actif exceptionnel, mais une infrastructure de marque, tout aussi stratégique que le site web ou la culture de marque.

Pourtant, produire de la vidéo de manière traditionnelle est coûteux, lent et difficile à scaler.
Le défi n’est donc plus seulement de produire bien, mais de produire juste, vite, en volume, sans sacrifier l’esthétique, la cohérence, la stratégie.

Cet article explore les méthodes, les modèles et les outils permettant aux marques de passer d’une logique de “campagnes” à une logique “always-on”, tout en maîtrisant leur budget.

  1. Le nouveau paradigme : produire moins cher sans produire moins bien

Le vieux modèle de production — un brief, un tournage, un film final — ne répond plus aux besoins actuels. Aujourd’hui, une même prise de vue doit pouvoir alimenter :

  • une vidéo YouTube longue

  • des déclinaisons hero

  • des formats courts (Reels, Shorts, TikTok)

  • des extraits teasers

  • des formats carrés

  • des formats verticals

  • des capsules pédagogiques

  • des versions sous-titrées

  • des contenus organiques internes

La vidéo a changé de statut : elle n'est plus un résultat, mais une matière première.

  1. Le passage du “film unique” à l’écosystème multi-formats

Les marques gagnantes adoptent le modèle utilisé par :

  • Nike

  • HubSpot

  • Red Bull

  • Sephora

  • Apple Retail

Une seule session de tournage génère 30 à 200 contenus.
C’est ce que YouTube appelle l’approche “Horizontal + Vertical Variety”

B. Le prix juste n’est pas un prix bas, c’est un prix optimisé

Le prix juste résulte de trois facteurs :

  1. Réduction du temps de tournage

  2. Industrialisation des processus

  3. Déclinaisons intelligentes (IA + montage agile)

Le coût unitaire d’une vidéo chute…
tandis que la valeur totale du contenu produit explose.

  1. Le modèle opérationnel : produire en volume grâce aux “sprints vidéo”

Un sprint vidéo est une journée intensive de captation, pensée comme un écosystème narratif.
Ce modèle, utilisé par les agences modernes, permet de produire rapidement un grand nombre de vidéos cohérentes.

  1. La préparation

La clé d’un sprint réussi se joue avant le tournage :

  • scripts courts

  • listes d’angles

  • scénarios de déclinaison

  • plan d’exploitation multi-plateformes

  • plan de diffusion

Chaque prise doit avoir été pensée pour être réutilisée et déclinée.

B. Une journée, un univers

En sprint, on capture :

  • interviews

  • gestes de métier

  • scènes de vie

  • packshots

  • tutoriels

  • voix off

  • plans émotionnels

  • plans techniques

  • plans sociaux

Chaque scène est optimisée pour plusieurs formats.

C. Les chiffres clés

En moyenne, un sprint bien préparé permet de produire :

  • 3 à 5 vidéos longues (YouTube, site)

  • 12 à 20 capsules pédagogiques (Help)

  • 15 à 40 formats courts (Hub)

  • 6 à 12 teasers (Hero ou campagnes)

Le tout en 1 ou 2 journées de captation.

  1. Comment réduire les coûts sans réduire la qualité

Produire au prix juste repose sur la maîtrise de trois leviers :
le processus, la technologie et la cohérence de marque.

  1. Industrialiser les workflows

L'objectif : éliminer le superflu.
Les marques modernes utilisent :

  • des templates de montage

  • des banques internes

  • des grilles de dérush automatisées

  • des organigrammes de contenu

Le coût par vidéo diminue drastiquement.

B. Utiliser l’IA intelligemment

L’IA ne remplace pas la créativité, mais elle libère du temps.
Elle peut :

  • générer des dérushes automatiques

  • créer des sous-titres parfaits

  • proposer des déclinaisons

  • couper, reformater, recadrer

  • optimiser le rythme des formats courts

Résultat : plus de vidéos, moins d’étapes.

C. La cohérence visuelle réduit le coût

Lorsque la marque possède :

  • un langage visuel clair

  • des règles de cadrage

  • une palette colorielle

  • une typographie stable

  • un univers sonore

Alors la post-production devient rapide, prévisible et peu coûteuse.

  1. Construire un modèle économique durable
  1. Le coût marginal décroissant

Plus une marque produit, plus chaque vidéo coûte moins cher :

  • éclairage amorti

  • équipe rodée

  • templates existants

  • voix off récurrente

  • musique déjà acquise

Ce modèle est identique à l’industrialisation des médias.

B. Le calcul du ROI réel

Une vidéo ne doit jamais être évaluée seule.
On mesure le ROI sur :

  • le catalogue produit

  • le temps de visionnage cumulé

  • la visibilité multi-plateformes

  • l’usage interne (marque employeur, formation, B2B)

Une marque qui produit en volume crée un actif durable, comme une bibliothèque de savoir.

C. Le budget n’est pas explosé, il est réparti

Le secret : moins de tournages, plus de production.

En 2025, produire de la vidéo en volume au prix juste n’est plus une ambition, c’est un avantage stratégique. Les marques qui performent ne créent pas des films isolés : elles construisent un système éditorial fondé sur la méthode Hero–Hub–Help, où chaque contenu — du grand film Hero aux capsules Hub et vidéos pédagogiques Help — alimente un catalogue vivant, pensé pour l’ère de l’IA et l’“always-on”. Cette approche permet de réduire les coûts, d’augmenter l’impact et de transformer la vidéo en véritable actif de marque. Si vous souhaitez mettre en place ce modèle et structurer une stratégie vidéo puissante, cohérente et scalable, rencontrons-nous pour imaginer ensemble votre prochain chapitre.